De l’île du Diable à votre café gourmet : la Nouvelle-Guinée

La Nouvelle-Guinée est située au nord de l’Australie, entre le 12° degré de latitude sud et l’équateur. Elle s’étend d’ouest en est sur 2 500 kilomètres.

Parmi les 1ers européens à avoir vu la Nouvelle-Guinée à travers leurs voyages et l’avoir rapporté, on note les navigateurs portugais qui écument le Pacifique Sud au début du xvie siècle. Antonio d’Abreu l’aborde en 1512, puis vers 1526, un certain Dom Jorge de Meneses aborde sur l’île principale et la nomme Papouasie. On y parle plus de 700 langues..

Pourquoi l’Île du Diable ? Le culte des morts se retrouve dans toute l’île et de nombreuses sociétés partagent mal le monde des vivants de celui des morts, ces derniers, au dire des autochtones, continuant en effet à intervenir dans la vie journalière. C’est par le sacrifice des cochons que les vivants peuvent influencer les morts. D’où l’importance de cet animal, inévitablement lié aux manifestations sociales et religieuses de nombreux groupes. Cannibales et coupeurs de têtes, qui par leurs pratiques essaient eux aussi de s’attribuer l’alliance ou les qualités des défunts, n’ont pas encore entièrement disparu de l’île. Pour de nombreux autochtones, le suicide permet d’accéder à l’état incorporel de l’humain et d’acquérir les pouvoirs irrationnels qui leur permettront de se venger.

Le terme Papou est souvent rapproché de l’adjectif « crépu » en langage malais (habitent les régions et îles de Mélanaisie). Les explorateurs attribuèrent à tord un terme malais à des hommes issus d’un autre peuple : les Papouasiens. Un autre personnage trouvera même la ressemblance des « papous » avec les ethnies rencontrées en Nouvelle-Guinée (Afrique).

La véritable découverte avancée de cette île fut établie par les colons Allemands vers 1882.

Dès 1884, l’Empire Allemand, prend officiellement possession du quart nord de l’île. L’administration de ce territoire est confiée en 1885 à une société commerciale, la Neuguinea-Kompanie ou Compagnie de Nouvelle-Guinée allemande. Au titre de sa charte constitutive.

Cette compagnie exerce des droits souverains sur ce nouveau territoire.

Sur le plan des échanges commerciaux, elle possède également la capacité de «négocier» directement avec les habitants. Les relations avec les puissances étrangères restent, quant à elles, aux mains du gouvernement allemand.

Le 6 novembre 1884, un protectorat britannique est proclamé sur la côte sud de la Nouvelle-Guinée et de ses îles adjacentes, au nez et à la barbe des Allemands.

Les peuplades Teutonnes sont en pleine effervescence, l’Empereur Guillaume est soucieux de participer au dépeçage du nouveau monde.

Dès 1899, l’impérialisme allemand s’active donc à prendre le contrôle total du territoire des mains des Britanniques qui avaient établi une colonie avancée.

Il se faufile et se crée un royaume composé de :

  • la Terre de l’Empereur-Guillaume (nord-est de l’île de Nouvelle-Guinée) ;
  • l’archipel Bismarck ;
  • les Salomon du nord (nord de l’archipel des Salomon avec les îles de Buka et Bougainville) ;
  • les îles Carolines ;
  • les îles Mariannes du Nord ;
  • les îles Marshall ;
  • les Palaos ;
  • l’île de Nauru.

Ce contrôle est marqué par une succession d’étape de rachat de licences, de droits commerciaux, tout comme pour les îles Samoa.

Puis en 1914, les troupes australiennes occupent ce territoire après des combats contre les troupes allemandes de l’île (il s’agit d’âpres combats qui marquent un tournant dans la « Guerre Mondiale qui s’étend ainsi en Océanie ». L’Australie maintient sa mainmise jusqu’à l’automne 1921.

Par l’application du traité de Versailles en 1919, le territoire est divisé en 3 protectorat.

Mais le Japon se manifeste, et avec le soutien de l’Allemagne (armes et munitions via les Hollandais vaincus par Hitler et qui servent de relais), ce territoire est envahi (1941).

Ce n’est qu’en 1975 que ce territoire accède à l’indépendance.

La culture agricole

Les Allemands aiment exporter le coprah ou plus simplement dit la noix de coco et le phosphate depuis la Nouvelle-Guinée.

Le café – une organisation sociale

En dehors des essais de quelques agriculteurs colons, c’est l’arrivée de plans de caféiers depuis la Jamaïque vers 1929 qui a été un détonateur pour les débuts d’une culture qui va se développer dans les bas des contreforts des montagnes. Il faut dire qu’en Papouasie-La Nouvelle Guinée, de nombreuses parties de l’île sont recouvertes de forêts très épaisses, difficilement pénétrables.

Des autres sont formées d’immenses plaines marécageuses et au centre se dresse une impressionnante chaîne montagneuse formant barrière calcaire presque sans faille sur toute la longueur de l’île et pouvant atteindre par endroits 5 000 mètres d’altitude.

Le paysage est très varié, et surtout les voyageurs nous rapportent que, dans la vallée de Wahgri, on peut dénombrer jusqu’à 178 espèces d’oiseaux (Perroquet, Psittacule double-oeil, Loriquet arc-en-ciel, Coucou, Gérygone à bec court Passereau, Oiseaux du Paradis) et sans être tout à fait certain d’en avoir fait l’inventaire.

Mais pour que le café se développe dans cette partie du monde, en dehors d’un climat favorable, il fallait une structure sociale précise : les coopératives.

C’est le gouvernement Australien qui a mis en place ce système en remplaçant l’individu de l’économie occidentale par une unité différente, celle des coopératives, dans laquelle l’indigène prend place en tant que membre, retrouvant ainsi un rôle social auquel son ancienne vie traditionnelle l’avait formé et des moyens que seul il ne pourrait posséder. C’est en 1948 que cette organisation fut instaurée.

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En 1963, 90 000 indigènes étaient membres de coopératives. Un centre de formation de personnel de coopératives a été créé à Port-Moresby en 1957. Deux autochtones siègent au conseil d’administration formé de quatre membres.

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Les coopératives n’excluent cependant pas les plantations indigènes individuelles. « Dans la région de Mont Hagen par exemple, où l’on trouve une race particulièrement intelligente, travailleuse et douée pour le commerce, des Papous exploitent eux-mêmes, et avec succès, leurs terres (plantations de café) » (le Monde Diplomatique 1917). Ceci en restant attachés à leurs coutumes traditionnelles et en conservant leur allure fière d’hommes d’un autre âge.

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Bref,… les cafés de Papouasie sont des cafés gourmets et je vous ferai bientôt découvrir un café vendu pas loin de chez vous, du côté de Meyrin en Suisse.

A bientôt….

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