Le café à Haïti

Véritable part du patrimoine, le Café d’Haïti a toujours été une importante source de fierté pour les Haïtiens.

Son mode de culture

Cultivé dans des jardins créoles situés dans des micros terroirs repartis au niveau de différentes zones agro écologiques du pays, cela lui confère des profils de tasse très diversifiés jusque-là mal connus, non seulement par les consommateurs de café mais aussi par les professionnels du milieu.

Malgré tous les efforts, nous l’avons déjà mentionné précédemment dans un article, la production du café Haïtien est en chute libre,… et pourtant il y a des effets sources de renaissance à trouver. Mais pour cela il faut réfléchir.

Donc… perdons quelques instants sur des réflexions de fonds…(bien que financier, je reste quelque peu utopiste me direz-vous)… :

L’approche internationale

Il y a eu beaucoup d’ONG au chevet d’Haïti jusqu’à ce jour, il y a eu le FMI, des représentants de banques d’investissements durables, et puis… la nature s’en est mêlée.

Comme si la misère d’une large couche de la population n’était pas déjà suffisante, il a fallu que les événement se succèdent pour ôter le peu de structure de certains quartiers de Port-au-Prince.

Certes l’aide internationale d’urgence a amené son lot de moyens de subsistance tels que des tentes, de vivres, de la production d’énergie.

Pour ce qui est de la sécurité de la population, les forces étrangères de stabilisation et de maintien de la paix (Casque bleus de l’ONU) n’ont pas réussi à transmettre le message de la paix dans son intégralité et à faire en sorte de le fructifier. Sans doute trop d’espoirs placés au mauvais endroit.

Maintenant pour sommaire après toutes ces décennies passées, le message développé au sujet d’Haïti n’a jamais été suffisamment solide.

Ou s’il l’a été les paroles n’ont pas été suivies par des actes forts afin de pouvoir offrir des perspectives de développement durable à projets d’envergure nationale. Ceux-là même qui pourraient être parrainés par des institutions d’ascendance occidentale et conservatrice.

Toute révolution ou tout séisme est bien plus rapide à détruire et la construction à crédit ne fait que creuse des abysses de différence entre nantis et pauvre.

Haïti a sans doute besoin à présent d’une relance dans le calme, avec des processus électoraux simplifiés, dirigée par des élus locaux non pas populistes mais réalistes. Les moyens manquent à tous les échelons, les élites ne sont plus au pays depuis un certain temps.

Ne serait-il pas temps de redéfinir le mode de fonctionnement du gouvernement selon un modèle éprouvé ? Une construction échelonnée sur plusieurs années selon des plans directeurs, un investissement du secteur public qui permette la création de plusieurs milliers d’emploi. Et pourquoi ne pas sous-traité la reconstruction d’infrastructure à des consortiums orientaux ? Redéfinir le mode d’urbanisation, redéfinir les plans d’industrialisation de l’appareil de production, casser la dynamique de l’occidentalisation par les banques au profit de mise à l’enquête de projets publique d’importance nationale et ne retenir que des projets de jeunes start-ups nordiques, néo-zélandaises, russes ?

Le rêve ?
  • La redéfinition du modèle d’urbanisation avec la création de pôle géographiques dédiés à des industries particulières,
  • Des incubateurs d’innovation pour des secteurs précis. Idée : déplacement de jeunes scientifiques japonais vers des campus ultra-bon marché
  • La mise en place de cultures expérimentales jamais déployées à ce jour à l’échelle d’une île (l’acquaculture), la culture en terrasse et récolte via des toboggans, surveillance par des drones israéliens,
  • La redéfinition de la notion de village et de communautés (apport solidaire de 20/100 de moyens de subsistance gratuitement via le PAM, l’accès à certains produits à prix fixe, la mise à l’écart de moyens de locomotion à base de pétrole et le déploiement de l’industrie de l’hydrogène), etc.
  • La redéfinition de la hiérarchie gouvernementale :
    • 1 Présidente et 1 adjoint-aide de camp,
    • 3 Ministres d’Etat (Sécurité & Energie, Economie & Développement, Santé & Structure Sociale)
    • 2 Cabinets par Ministre d’Etat,
    • 1 Constitution Simplifiée de maximum 50 pages
    • 1 Code du Commerce
    • 1 Code Civil
    • 1 Code Pénal
    • 1 Code Militaire
    • et 2 Chambres de 10 délégués qui représentent les Régions au suffrage universel,
  • Des Traités d’exportation claires et des règles économiques encrées dans la Constitution : 1 vente = 2 acquisitions ou 2 investissements durables internes
  • Des Règles de frein à l’endettement stricte et inscrites dans la Constitution
  • Un Code Pénal qui inclue des pénalités pour les entrepreneurs voyous
  • Allègement des Taxes à l’Importation, plafonnement des impôts directs cumulés à maximum 12% de la valeur marchande déclarée sur une base moyenne (comparatif du même produit au travers de son prix interne dans 5 pays-îles identiques comme Les Acores, les Iles Canaries, Maltes, Madagascar, Polynésie Française)
  • Hausse des Taxes au CO2, renvoi vers le pays de production des déchets toxiques et métaux lourds
  • L’accès à des télécommunications via des opérateurs d’Amérique du Sud pour s’extraire de la coulpe américaine ou européenne (et pourquoi pas Chinois ou Indiens ?)
  • Etc.
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Changeons de cap !

Le financier

Je reste convaincu que les banquiers ont tendance à pousser un pays vers une soi-disante évolution lente (afin de percevoir les intérêts, récupérer les agios et s’attribuer un endettement andémique propre à rendre leurs clients leurs obligés), alors que la réalité du terrain tend plutôt vers un changement radical de paradigme.

Pour tout financier, qui dit investissement dit besoin de terreau fertile pour pouvoir aligner les ratios clés sur une perspective de durabilité, de constance et de stabilité, amenant à la fois de la sécurité et du confort.

Des personnalités importantes se penchaient en Mai 2016 sur l’Economie de l’île :

Citation du site Haïti Libre : « Du 4 au 6 mai 2016, des dirigeants des secteurs de la vente de détail, de la mode et de la fabrication visiteront plusieurs partenaires de la Fondation Clinton en Haïti, afin de développer de nouvelles opportunités d’approvisionnement (sourcing) et former de nouveaux partenariats d’affaires avec des artisans haïtiens et propriétaires d’entreprises. »

Haïti - Économie : Mission d’exploration économique de la Fondation Clinton

Dans un prochain article nous reviendrons sur les rapports et articles relatifs à cette visite et nous parlerons du Cacao d’Haïti.

Haïti - Agriculture : Le cacao haïtien reconnu comme l’un des meilleurs du monde

 

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